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24 août 2006 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 14 sur 104

 

Décrets, arrêtés, circulaires

 

TEXTES GÉNÉRAUX

 

MINISTÈRE DE L’EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT

 

Arrêté du 1er août 2006 fixant les dispositions prises pour l’application des articles R. 111-19 à

 

R. 111-19-3 et R. 111-19-6 du code de la construction et de l’habitation relatives à

l’accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public et des

installations ouvertes au public lors de leur construction ou de leur création

NOR : SOCU0611478A

 

Le ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de la santé et des solidarités et le

ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille,

 

Vu la directive 98/34/CE du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des

normes et réglementations techniques, modifiée par la directive 98/48/CE du 20 juillet 1998 ;

 

Vu le code de la construction et de l’habitation ;

 

Vu l’avis du Conseil national consultatif des personnes handicapées en date du 20 juin 2006,

 

Arrêtent :

 

Art. 1er.- Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l’application des dispositions des

articles R. 111-19 à R. 111-19-3 et R. 111-19-6 du code de la construction et de l’habitation.

 

Les dispositions architecturales et les aménagements propres à assurer l’accessibilité des établissements et

installations construits ou créés par changement de destination, avec ou sans travaux, doivent satisfaire aux

obligations définies aux articles 2 à 19.

 

Art. 2. - Dispositions relatives aux cheminements extérieurs.

 

I. - Un cheminement accessible doit permettre d’accéder à l’entrée principale, ou à une des entrées

principales, des bâtiments depuis l’accès au terrain. Le choix et l’aménagement de ce cheminement sont tels

qu’ils facilitent la continuité de la chaîne du déplacement avec l’extérieur du terrain. Le cheminement

accessible doit être le cheminement usuel, ou l’un des cheminements usuels.

Le cheminement accessible permet notamment à une personne ayant une déficience visuelle ou auditive de

se localiser, s’orienter et atteindre le bâtiment en sécurité et permet à une personne ayant une déficience

motrice d’accéder à tout équipement ou aménagement donné à l’usage. Les caractéristiques d’un cheminement

accessible sont définies au II ci-après.

 

Lorsqu’il existe plusieurs cheminements, les cheminements accessibles sont signalés de manière adaptée. Les

principaux éléments structurants du cheminement doivent être repérables par les personnes ayant une déficience

visuelle.

 

Lorsque le cheminement courant se fait par un plan incliné, celui-ci doit offrir des caractéristiques minimales

définies au II ci-après.

 

II. - Les cheminements extérieurs accessibles aux personnes handicapées doivent répondre aux dispositions

suivantes :

1o Repérage et guidage :

 

Une signalisation adaptée doit être mise en place à l’entrée du terrain de l’opération, à proximité des places

de stationnement pour le public, ainsi qu’en chaque point du cheminement accessible où un choix d’itinéraire

est donné à l’usager. Les éléments de signalisation doivent répondre aux exigences définies à l’annexe 3.

 

Le revêtement du cheminement accessible doit présenter un contraste visuel et tactile par rapport à son

environnement. A défaut, le cheminement doit comporter sur toute sa longueur un repère continu, tactile pour

le guidage à l’aide d’une canne d’aveugle, et visuellement contrasté par rapport à son environnement pour

faciliter le guidage des personnes malvoyantes.

 

2o Caractéristiques dimensionnelles :

 

a) Profil en long :

 

Le cheminement accessible doit être horizontal et sans ressaut.

 


 

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Lorsqu’une dénivellation ne peut être évitée, un plan incliné de pente inférieure ou égale à 5 % doit être

aménagé afin de la franchir. Les valeurs de pentes suivantes sont tolérées exceptionnellement :

 

– jusqu’à 8 % sur une longueur inférieure ou égale à 2 m ;

– jusqu’à 10 % sur une longueur inférieure ou égale à 0,50 m.

Un palier de repos est nécessaire en haut et en bas de chaque plan incliné, quelle qu’en soit la longueur. En

cas de plan incliné de pente supérieure ou égale à 4 %, un palier de repos est nécessaire tous les 10 m.

 

Les caractéristiques dimensionnelles du palier sont définies à l’annexe 2.

 

Lorsqu’il ne peut être évité, un faible écart de niveau peut être traité par un ressaut à bord arrondi ou muni

d’un chanfrein et dont la hauteur doit être inférieure ou égale à 2 cm. Cette hauteur maximale peut toutefois

être portée à 4 cm si le ressaut comporte sur toute sa hauteur une pente ne dépassant pas 33 %.

 

Il est interdit de traiter un cheminement accessible par des ressauts successifs constituant des marches de

faible hauteur avec un giron important, dits « pas d’âne ».

 

b) Profil en travers :

 

La largeur minimale du cheminement accessible doit être de 1,40 m libre de tout obstacle afin de faciliter les

croisements.

 

Lorsqu’un rétrécissement ponctuel ne peut être évité, la largeur minimale du cheminement peut, sur une

faible longueur, être comprise entre 1,20 m et 1,40 m de manière à conserver une possibilité de croisement

entre un piéton et une personne en fauteuil roulant.

 

Le cheminement doit être conçu et mis en oeuvre de manière à éviter la stagnation d’eau. Lorsqu’un dévers

est nécessaire, il doit être inférieur ou égal à 2 %.

 

c) Espaces de manoeuvre et d’usage pour les personnes circulant en fauteuil roulant :

 

Un espace de manoeuvre avec possibilité de demi-tour est nécessaire en chaque point du cheminement où un

choix d’itinéraire est donné à l’usager.

 

Un espace de manoeuvre de porte est nécessaire de part et d’autre de chaque porte ou portillon situé le long

du cheminement.

 

Un espace d’usage est nécessaire devant chaque équipement ou aménagement situé le long du cheminement

afin d’en permettre l’atteinte et l’usage.

 

Les caractéristiques dimensionnelles de ces différents espaces sont définies à l’annexe 2.

 

3o Sécurité d’usage :

 

Le sol ou le revêtement de sol du cheminement accessible doit être non meuble, non glissant, non

réfléchissant et sans obstacle à la roue.

 

Les trous et fentes situés dans le sol du cheminement doivent avoir une largeur ou un diamètre inférieur ou

égal à 2 cm.

 

Le cheminement accessible doit être libre de tout obstacle. Afin d’être repérables, les éléments éventuels qui

ne peuvent pas être mis en dehors du cheminement doivent répondre aux exigences suivantes :

 

– s’ils sont suspendus au-dessus du cheminement, laisser un passage libre d’au moins 2,20 m de hauteur

au-dessus du sol ;

– s’ils sont implantés sur le cheminement, quelle que soit leur hauteur, ou en saillie latérale de plus de 15 cm

sur le cheminement, comporter un élément de contraste visuel par rapport à leur environnement immédiat

et un rappel tactile ou un prolongement au sol.

Lorsque le cheminement est bordé à une distance inférieure à 0,90 m par une rupture de niveau d’une

hauteur de plus de 0,40 m, un dispositif de protection doit être implanté afin d’éviter les chutes.

 

Lorsqu’un escalier est situé dans un espace de circulation, la partie située en dessous de 2,20 m, si elle n’est

pas fermée, doit être visuellement contrastée, comporter un rappel tactile au sol et être réalisée de manière à

prévenir les dangers de chocs pour des personnes aveugles ou malvoyantes.

 

Les parois vitrées situées sur les cheminements ou en bordure immédiate de ceux-ci doivent être repérables

par des personnes de toutes tailles à l’aide d’éléments visuels contrastés par rapport à l’environnement

immédiat.

 

Toute volée d’escalier comportant trois marches ou plus doit répondre aux exigences suivantes :

 

– une main courante répondant aux exigences définies au 3o du II de l’article 7.1 est obligatoire ;

– en haut de l’escalier, un revêtement de sol doit permettre l’éveil de la vigilance à une distance de 0,50 m

de la première marche grâce à un contraste visuel et tactile ;

– la première et la dernière marches doivent être pourvues d’une contremarche d’une hauteur minimale de

0,10 m.

– les nez de marches doivent répondre aux exigences suivantes :

– être de couleur contrastée par rapport au reste de l’escalier ;


 

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– être antidérapants ;

– ne pas présenter de débord excessif par rapport à la contremarche.

Lorsqu’un cheminement accessible croise un itinéraire emprunté par des véhicules, il doit comporter un

élément permettant l’éveil de la vigilance des piétons au droit de ce croisement. Un marquage au sol et une

signalisation doivent également indiquer aux conducteurs des véhicules qu’ils croisent un cheminement pour

piétons.

 

Le cheminement doit comporter un dispositif d’éclairage répondant aux exigences définies à l’article 14.

 

Art. 3. - Dispositions relatives au stationnement automobile.

 

I. - Tout parc de stationnement automobile intérieur ou extérieur à l’usage du public et dépendant d’un

établissement recevant du public ou d’une installation ouverte au public doit comporter une ou plusieurs places

de stationnement adaptées pour les personnes handicapées et réservées à leur usage. Les caractéristiques de ces

places sont définies au II du présent article.

Ces places adaptées sont localisées à proximité de l’entrée, du hall d’accueil ou de l’ascenseur et reliées à

ceux-ci par un cheminement accessible tel que défini selon les cas à l’article 2 ou à l’article 6.

Les emplacements adaptés et réservés sont signalés.

 

II. - Les places des parcs de stationnement automobile adaptées pour les personnes handicapées doivent

répondre aux dispositions suivantes :

1o Nombre :

 

Les places adaptées destinées à l’usage du public doivent représenter au minimum 2 % du nombre total de

places prévues pour le public. Le nombre minimal de places adaptées est arrondi à l’unité supérieure. Au-delà

de 500 places, le nombre de places adaptées, qui ne saurait être inférieur à 10, est fixé par arrêté municipal.

 

2o Repérage :

 

Chaque place adaptée destinée au public doit être repérée par un marquage au sol ainsi qu’une signalisation

verticale.

 

3o Caractéristiques dimensionnelles :

 

Une place de stationnement adaptée doit correspondre à un espace horizontal au dévers près, inférieur ou

égal à 2 %.

 

La largeur minimale des places adaptées doit être de 3,30 m.

 

4o Atteinte et usage :

 

S’il existe un contrôle d’accès ou de sortie du parc de stationnement, le système doit permettre à des

personnes sourdes ou malentendantes ou des personnes muettes de signaler leur présence au personnel et d’être

informées de la prise en compte de leur appel. En particulier et en l’absence d’une vision directe de ces accès

ou sorties par le personnel :

 

– tout signal lié au fonctionnement du dispositif d’accès doit être sonore et visuel ;

– les appareils d’interphonie sont munis d’un système permettant au personnel de l’établissement de

visualiser le conducteur.

Qu’elle soit à l’extérieur ou à l’intérieur du bâtiment, une place de stationnement adaptée doit se raccorder

sans ressaut de plus de 2 cm au cheminement d’accès à l’entrée du bâtiment ou à l’ascenseur. Sur une longueur

d’au moins 1,40 m à partir de la place de stationnement adaptée, ce cheminement doit être horizontal au dévers

près.

 

Les places adaptées, quelle que soit leur configuration et notamment lorsqu’elles sont réalisées dans un

volume fermé, sont telles qu’un usager en fauteuil roulant peut quitter l’emplacement une fois le véhicule garé.

 

Art. 4. - Dispositions relatives aux accès à l’établissement ou l’installation.

 

I. - Le niveau d’accès principal à chaque bâtiment où le public est admis doit être accessible en continuité

avec le cheminement extérieur accessible.

Tout dispositif visant à permettre ou restreindre l’accès au bâtiment ou à se signaler au personnel doit

pouvoir être repéré, atteint et utilisé par une personne handicapée. L’utilisation du dispositif doit être la plus

simple possible.

 

II. - Pour l’application du I du présent article, l’accès au bâtiment ou à des parties de l’établissement doit

répondre aux dispositions suivantes :

1o Repérage :

Les entrées principales du bâtiment doivent être facilement repérables par des éléments architecturaux ou par

un traitement utilisant des matériaux différents ou visuellement contrastés.

Tout dispositif visant à permettre ou restreindre l’accès au bâtiment ou à se signaler au personnel doit être

facilement repérable visuellement par un contraste visuel ou une signalétique répondant aux exigences définies

à l’annexe 3, et ne doit pas être situé dans une zone sombre.

 


 

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2o Atteinte et usage :

 

Les systèmes de communication entre le public et le personnel ainsi que les dispositifs de commande

manuelle mis à la disposition du public doivent répondre aux exigences suivantes :

 

– être situés à plus de 0,40 m d’un angle rentrant de parois ou de tout autre obstacle à l’approche d’un

fauteuil roulant ;

– être situés à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m.

Le système d’ouverture des portes doit être utilisable en position « debout » comme en position « assis ».

 

Lorsqu’il existe un dispositif de déverrouillage électrique, il doit permettre à une personne à mobilité réduite

d’atteindre la porte et d’entamer la manoeuvre d’ouverture avant que la porte ne soit à nouveau verrouillée.

 

Les éléments d’information relatifs à l’orientation dans le bâtiment doivent répondre aux exigences définies à

 

l’annexe 3.

 

Tout signal lié au fonctionnement d’un dispositif d’accès doit être sonore et visuel.

 

S’il existe un contrôle d’accès à l’établissement, le système doit permettre à des personnes sourdes ou

malentendantes ou des personnes muettes de signaler leur présence au personnel et d’être informées de la prise

en compte de leur appel. En particulier et en l’absence d’une vision directe de ces accès par le personnel, les

appareils d’interphonie sont munis d’un système permettant au personnel de l’établissement de visualiser le

visiteur.

 

Art. 5. - Dispositions relatives à l’accueil du public.

 

I. - Tout aménagement, équipement ou mobilier situé au point d’accueil du public et nécessaire pour

accéder aux espaces ouverts au public, pour les utiliser ou pour les comprendre, doit pouvoir être repéré, atteint

et utilisé par une personne handicapée.

Lorsqu’il y a plusieurs points d’accueil à proximité l’un de l’autre, l’un au moins d’entre eux doit être rendu

accessible dans les mêmes conditions d’accès et d’utilisation que celles offertes aux personnes valides, être

prioritairement ouvert et être signalé de manière adaptée dès l’entrée. En particulier, toute information

strictement sonore nécessaire à l’utilisation normale du point d’accueil doit faire l’objet d’une transmission par

des moyens adaptés ou être doublée par une information visuelle.

 

Les espaces ou équipements destinés à la communication doivent faire l’objet d’une qualité d’éclairage

renforcée.

 

II. - Pour l’application du I du présent article, les aménagements et équipements accessibles destinés à

l’accueil du public doivent répondre aux dispositions suivantes :

Les banques d’accueil doivent être utilisables par une personne en position « debout » comme en position

« assis » et permettre la communication visuelle entre les usagers et le personnel. Lorsque des usages tels que

lire, écrire, utiliser un clavier sont requis, une partie au moins de l’équipement doit présenter les

caractéristiques suivantes :

 

– une hauteur maximale de 0,80 m ;

– un vide en partie inférieure d’au moins 0,30 m de profondeur, 0,60 m de largeur et 0,70 m de hauteur

permettant le passage des pieds et des genoux d’une personne en fauteuil roulant.

Lorsque l’accueil est sonorisé, il doit être équipé d’un système de transmission du signal acoustique par

induction magnétique, signalé par un pictogramme.

 

Les postes d’accueil doivent comporter un dispositif d’éclairage répondant aux exigences définies à

l’article 14.

 

Art. 6. - Dispositions relatives aux circulations intérieures horizontales.

 

Les circulations intérieures horizontales doivent être accessibles et sans danger pour les personnes

handicapées. Les principaux éléments structurants du cheminement doivent être repérables par les personnes

ayant une déficience visuelle.

 

Les usagers handicapés doivent pouvoir accéder à l’ensemble des locaux ouverts au public et en ressortir de

manière autonome.

 

Les circulations intérieures horizontales doivent répondre aux exigences applicables au cheminement

extérieur accessible visées à l’article 2, à l’exception des dispositions concernant :

 

– l’aménagement d’espaces de manoeuvre avec possibilité de demi-tour pour une personne circulant en

fauteuil roulant ;

– le repérage et le guidage ;

– le passage libre sous les obstacles en hauteur, qui est réduit à 2 m dans les parcs de stationnement.

Art. 7. - Dispositions relatives aux circulations intérieures verticales.

 

Les circulations intérieures verticales doivent répondre aux dispositions suivantes :

 

Toute dénivellation des circulations horizontales supérieure ou égale à 1,20 m détermine un niveau décalé

considéré comme un étage. Lorsque le bâtiment comporte un ascenseur, tout niveau décalé doit être desservi.

 


 

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Lorsque des marches sont situées entre le niveau principal d’accès au bâtiment et l’escalier desservant les

étages, un revêtement de sol doit permettre, en haut des marches, l’éveil de la vigilance à une distance de

0,50 m de la première marche grâce à un contraste visuel et tactile. Ces marches doivent répondre aux

exigences définies aux 1o et 2o du II de l’article 7.1.

 

Lorsque l’ascenseur, l’escalier ou l’équipement mobile n’est pas visible depuis l’entrée ou le hall du niveau

principal d’accès au bâtiment, il doit y être repéré par une signalisation adaptée répondant aux exigences

définies à l’annexe 3. Lorsqu’il existe plusieurs ascenseurs, escaliers ou équipements desservant de façon

sélective les différents niveaux, cette signalisation doit aider l’usager à choisir l’ascenseur, l’escalier ou

l’équipement mobile qui lui convient. Pour les ascenseurs, cette information doit figurer également à proximité

des commandes d’appel.

 

7.1. Escaliers

I. - Les escaliers doivent pouvoir être utilisés en sécurité par les personnes handicapées y compris

lorsqu’une aide appropriée est nécessaire. La sécurité des personnes doit être assurée par des aménagements ou

équipements facilitant notamment le repérage des obstacles et l’équilibre tout au long de l’escalier.

II. - A cette fin, les escaliers ouverts au public dans des conditions normales de fonctionnement doivent

répondre aux dispositions suivantes, que le bâtiment comporte ou non un ascenseur :

1o Caractéristiques dimensionnelles :

La largeur minimale entre mains courantes doit être de 1,20 m.

Les marches doivent répondre aux exigences suivantes :

 

 

– hauteur inférieure ou égale à 16 cm ;

– largeur du giron supérieure ou égale à 28 cm.

2o Sécurité d’usage :

En haut de l’escalier, un revêtement de sol doit permettre l’éveil de la vigilance à une distance de 0,50 m de

la première marche grâce à un contraste visuel et tactile.

La première et la dernière marches doivent être pourvues d’une contremarche d’une hauteur minimale de

0,10 m, visuellement contrastée par rapport à la marche.

Les nez de marches doivent répondre aux exigences suivantes :

 

– être contrastés visuellement par rapport au reste de l’escalier ;

– être antidérapants ;

– ne pas présenter de débord excessif par rapport à la contremarche.

L’escalier doit comporter un dispositif d’éclairage répondant aux exigences définies à l’article 14.

3o Atteinte et usage :

L’escalier, quelle que soit sa conception, doit comporter une main courante de chaque côté. Toute main

courante doit répondre aux exigences suivantes :

 

– être située à une hauteur comprise entre 0,80 m et 1,00 m. Toutefois, lorsqu’un garde-corps tient lieu de

main courante, celle-ci devra être située pour des motifs de sécurité à la hauteur minimale requise pour le

garde-corps ;

– se prolonger horizontalement de la longueur d’une marche au-delà de la première et de la dernière marche

de chaque volée sans pour autant créer d’obstacle au niveau des circulations horizontales ;

– être continue, rigide et facilement préhensible ;

– être différenciée de la paroi support grâce à un éclairage particulier ou à un contraste visuel.

7.2. Ascenseurs

Tous les ascenseurs doivent pouvoir être utilisés par les personnes handicapées. Les caractéristiques et la

disposition des commandes extérieures et intérieures à la cabine doivent, notamment, permettre leur repérage et

leur utilisation par ces personnes. Dans les ascenseurs, des dispositifs doivent permettre de prendre appui et de

recevoir par des moyens adaptés les informations liées aux mouvements de la cabine, aux étages desservis et au

système d’alarme.

 

A cette fin, les ascenseurs doivent être conformes à la norme NF EN 81-70 relative à l’« accessibilité aux

ascenseurs pour toutes les personnes y compris les personnes avec handicap », ou à tout système équivalent

permettant de satisfaire à ces mêmes exigences.

 

Un ascenseur est obligatoire :

 

1. Si l’établissement ou l’installation peut recevoir cinquante personnes en sous-sol, en mezzanine ou en

étage ;

2. Si l’établissement ou l’installation reçoit moins de cinquante personnes lorsque certaines prestations ne

peuvent être offertes au rez-de-chaussée.

 

Le seuil de cinquante personnes est porté à cent personnes pour les établissements d’enseignement.

 

Un appareil élévateur ne peut remplacer un ascenseur que si une dérogation est obtenue dans les conditions

 

fixées à l’article R. 111-19-6. Dans ce cas, l’appareil élévateur doit être d’usage permanent et respecter les

réglementations en vigueur.

 


 

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Un escalier mécanique ou un plan incliné mécanique ne peut en aucun cas remplacer un ascenseur

obligatoire.

 

Art. 8. - Dispositions relatives aux tapis roulants, escaliers et plans inclinés mécaniques.

 

I. - Lorsque le cheminement courant se fait par un tapis roulant, un escalier mécanique ou un plan incliné

mécanique, celui-ci doit pouvoir être repéré et utilisé par des personnes ayant une déficience visuelle ou des

difficultés à conserver leur équilibre.

Un tapis roulant, un escalier mécanique ou un plan incliné mécanique doit être doublé par un cheminement

accessible non mobile ou par un ascenseur.

 

II. - Pour l’application du I du présent article, ces équipements doivent répondre aux dispositions

suivantes :

1o Repérage :

 

Une signalisation adaptée répondant aux exigences définies à l’annexe 3 doit permettre à un usager de

choisir entre l’équipement mobile et un autre cheminement accessible.

 

2o Atteinte et usage :

 

Les mains courantes situées de part et d’autre de l’équipement doivent accompagner le déplacement et

dépasser d’au moins 0,30 m le départ et l’arrivée de la partie en mouvement.

 

La commande d’arrêt d’urgence doit être facilement repérable, accessible et manoeuvrable en position

« debout » comme en position « assis ».

 

L’équipement doit comporter un dispositif d’éclairage répondant aux exigences définies à l’article 14.

 

Le départ et l’arrivée des parties en mouvement doivent être mis en évidence par un contraste de couleur ou

de lumière. En outre, dans le cas des tapis roulants et plans inclinés mécaniques, un signal tactile ou sonore

doit permettre d’indiquer à une personne déficiente visuelle l’arrivée sur la partie fixe.

 

Art. 9. - Dispositions relatives aux revêtements des sols, murs et plafonds.

 

Les revêtements de sol et les équipements situés sur le sol des cheminements doivent être sûrs et permettre

une circulation aisée des personnes handicapées. Sous réserve de la prise en compte de contraintes particulières

liées à l’hygiène ou à l’ambiance hygrométrique des locaux, les revêtements des sols, murs et plafonds ne

doivent pas créer de gêne visuelle ou sonore pour les personnes ayant une déficience sensorielle.

 

A cette fin, les dispositions suivantes doivent être respectées :

 

– qu’ils soient posés ou encastrés, les tapis fixes doivent présenter la dureté nécessaire pour ne pas gêner la

progression d’un fauteuil roulant. Ils ne doivent pas créer de ressaut de plus de 2 cm ;

– les valeurs réglementaires de temps de réverbération et de surface équivalente de matériaux absorbants

définies par les exigences acoustiques en vigueur doivent être respectées. Lorsqu’il n’existe pas de texte

pour définir ces exigences, quel que soit le type d’établissement concerné, l’aire d’absorption équivalente

des revêtements et éléments absorbants doit représenter au moins 25 % de la surface au sol des espaces

réservés à l’accueil et à l’attente du public ainsi que des salles de restauration.

L’aire d’absorption équivalente A d’un revêtement absorbant est donnée par la formule :

A = S × .

 

 

w

où S désigne la surface du revêtement absorbant et w son indice d’évaluation de l’absorption, défini dans la

norme NF EN ISO 11 654.

 

Art. 10. - Dispositions relatives aux portes, portiques et sas.

 

I. - Toutes les portes situées sur les cheminements doivent permettre le passage des personnes handicapées

et pouvoir être manoeuvrées par des personnes ayant des capacités physiques réduites, y compris en cas de

système d’ouverture complexe. Les portes comportant une partie vitrée importante doivent pouvoir être

repérées par les personnes malvoyantes de toutes tailles et ne pas créer de gêne visuelle.

Les portes battantes et les portes automatiques doivent pouvoir être utilisées sans danger par les personnes

handicapées.

 

Les sas doivent permettre le passage et la manoeuvre des portes pour les personnes handicapées.

 

Toutefois, lorsqu’un dispositif rendu nécessaire du fait de contraintes liées notamment à la sécurité ou à la

sûreté s’avère incompatible avec les contraintes liées à un handicap ou à l’utilisation d’une aide technique,

notamment dans le cas de portes à tambour, tourniquets ou sas cylindriques, une porte adaptée doit pouvoir être

utilisée à proximité de ce dispositif.

 

II. - Pour satisfaire aux exigences du I, les portes et sas doivent répondre aux dispositions suivantes :

1o Caractéristiques dimensionnelles :

 

Les portes principales desservant des locaux ou zones pouvant recevoir 100 personnes ou plus doivent avoir

une largeur minimale de 1,40 m. Si les portes sont composées de plusieurs vantaux, la largeur minimale du

vantail couramment utilisé doit être de 0,90 m.

 


 

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Les portes principales desservant des locaux pouvant recevoir moins de 100 personnes doivent avoir une

largeur minimale de 0,90 m.

 

Les portiques de sécurité doivent avoir une largeur minimale de 0,80 m.

 

Un espace de manoeuvre de porte dont les caractéristiques dimensionnelles sont définies à l’annexe 2 est

nécessaire devant chaque porte, à l’exception de celles ouvrant sur un escalier.

 

Les sas doivent être tels que :

 

– à l’intérieur du sas, un espace de manoeuvre de porte existe devant chaque porte, hors débattement

éventuel de la porte non manoeuvrée ;

– à l’extérieur du sas, un espace de manoeuvre de porte existe devant chaque porte.

Les caractéristiques dimensionnelles de ces espaces sont définies à l’annexe 2.

 

2o Atteinte et usage :

 

Les poignées de porte doivent répondre aux exigences suivantes :

 

– être facilement préhensibles et manoeuvrables en position « debout » comme « assis », y compris par une

personne ayant des difficultés à saisir et à faire un geste de rotation du poignet ;

– leur extrémité doit être située à plus de 0,40 m d’un angle rentrant de parois ou de tout autre obstacle à

l’approche d’un fauteuil roulant.

Lorsqu’une porte est à ouverture automatique, la durée d’ouverture doit permettre le passage de personnes à

mobilité réduite. Le système doit être conçu pour pouvoir détecter des personnes de toutes tailles.

 

Lorsqu’une porte comporte un système d’ouverture électrique, le déverrouillage doit être signalé par un

signal sonore et lumineux.

 

L’effort nécessaire pour ouvrir la porte doit être inférieur ou égal à 50 N, que la porte soit ou non équipée

d’un dispositif de fermeture automatique.

 

En cas de dispositifs liés à la sécurité ou la sûreté de l’établissement ou de l’installation, les personnes mises

en difficulté par ces dispositifs doivent pouvoir se signaler à l’accueil, repérer la porte adaptée et la franchir

sans difficulté.

 

3o Repérage :

 

Les portes comportant une partie vitrée importante doivent être repérables ouvertes comme fermées à l’aide

d’éléments visuels contrastés par rapport à l’environnement immédiat.

 

Art. 11. - Dispositions relatives aux locaux ouverts au public, aux équipements et dispositifs de commande.

 

I. - Les usagers handicapés doivent pouvoir accéder à l’ensemble des locaux ouverts au public et en

ressortir de manière autonome.

Les équipements, le mobilier, les dispositifs de commande et de service situés dans les établissements

recevant du public ou dans les installations ouvertes au public doivent pouvoir être repérés, atteints et utilisés

par les personnes handicapées. La disposition des équipements ne doit pas créer d’obstacle ou de danger pour

les personnes ayant une déficience visuelle.

 

Lorsque plusieurs équipements ou éléments de mobilier ayant la même fonction sont mis à la disposition du

public, un au moins par groupe d’équipements ou d’éléments de mobilier doit pouvoir être repéré, atteint et

utilisé par les personnes handicapées. Dans le cas d’équipements soumis à des horaires de fonctionnement,

l’équipement adapté doit fonctionner en priorité.

 

II. - Pour satisfaire aux exigences du I, les équipements, le mobilier ainsi que les dispositifs de commande,

de service et d’information fixes destinés au public, qu’ils soient situés à l’intérieur ou à l’extérieur, doivent

respecter les dispositions suivantes :

1o Repérage :

 

Les équipements et le mobilier doivent être repérables grâce notamment à un éclairage particulier ou à un

contraste visuel.

 

Les dispositifs de commande doivent être repérables par un contraste visuel ou tactile.

 

2o Atteinte et usage :

 

Au droit de tout équipement, mobilier, dispositif de commande et de service, doit exister un espace d’usage

dont les caractéristiques dimensionnelles sont définies à l’annexe 2.

 

Un équipement ou un élément de mobilier au moins par groupe d’équipements ou d’éléments de mobilier

doit être utilisable par une personne en position « debout » comme en position « assis ». Pour être utilisable en

position « assis », cet équipement ou élément de mobilier doit comporter une partie présentant les

caractéristiques suivantes :

 

a) Hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m pour une commande manuelle ainsi que pour les dispositifs

ayant trait à la sécurité des personnes et non réservés à l’usage exclusif du personnel ;

 


 

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b) Hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m pour les fonctions nécessitant de voir, entendre, parler ;

 

c) Hauteur maximale de 0,80 m et vide en partie inférieure d’au moins 0,30 m de profondeur, 0,60 m de

largeur et 0,70 m de hauteur pour permettre le passage des pieds et des genoux d’une personne en fauteuil

roulant, dans le cas de lavabos et de guichets d’information ou de vente manuelle et lorsque des usages tels que

lire, écrire, utiliser un clavier sont requis.

 

Dans le cas de guichets d’information ou de vente manuelle, lorsque la communication avec le personnel est

sonorisée, le dispositif de sonorisation doit être équipé d’un système de transmission du signal acoustique par

induction magnétique signalé par un pictogramme.

 

Les éléments de signalisation et d’information doivent répondre aux exigences définies à l’annexe 3.

 

Lorsqu’il existe un ou plusieurs points d’affichage instantané, toute information sonore doit pouvoir être

doublée par une information visuelle sur ce support.

 

Art. 12. - Dispositions relatives aux sanitaires.

 

I. - Chaque niveau accessible, lorsque des sanitaires y sont prévus pour le public, doit comporter au moins

un cabinet d’aisances aménagé pour les personnes handicapées circulant en fauteuil roulant et comportant un

lavabo accessible. Les cabinets d’aisances aménagés doivent être installés au même emplacement que les autres

cabinets d’aisances lorsque ceux-ci sont regroupés. Lorsqu’il existe des cabinets d’aisances séparés pour chaque

sexe, un cabinet d’aisances accessible séparé doit être aménagé pour chaque sexe. Les lavabos ou un lavabo au

moins par groupe de lavabos doivent être accessibles aux personnes handicapées ainsi que les divers

aménagements tels que notamment miroir, distributeur de savon, sèche-mains.

II. - Pour satisfaire aux exigences du I, les sanitaires ouverts au public doivent répondre aux dispositions

suivantes :

1o Caractéristiques dimensionnelles :

 

Un cabinet d’aisances aménagé pour les personnes handicapées doit présenter les caractéristiques suivantes :

 

– comporter, en dehors du débattement de porte, un espace d’usage tel que défini à l’annexe 2, situé

latéralement par rapport à la cuvette ;

– comporter un espace de manoeuvre avec possibilité de demi-tour dont les caractéristiques dimensionnelles

sont définies à l’annexe 2, situé à l’intérieur du cabinet ou, à défaut, en extérieur devant la porte.

2o Atteinte et usage :

 

Un cabinet d’aisances aménagé pour les personnes handicapées doit présenter les caractéristiques suivantes :

 

– il comporte un dispositif permettant de refermer la porte derrière soi une fois entré ;

– il comporte un lave-mains dont le plan supérieur est situé à une hauteur maximale de 0,85 m ;

– la surface d’assise de la cuvette doit être située à une hauteur comprise entre 0,45 m et 0,50 m du sol,

abattant inclus, à l’exception des sanitaires destinés spécifiquement à l’usage d’enfants ;

– une barre d’appui latérale doit être prévue à côté de la cuvette, permettant le transfert d’une personne en

fauteuil roulant et apportant une aide au relevage. La barre doit être située à une hauteur comprise entre

0,70 m et 0,80 m. Sa fixation ainsi que le support doivent permettre à un adulte de prendre appui de tout

son poids.

Les lavabos accessibles doivent respecter les exigences du c du 2o du II de l’article 11.

Lorsque des urinoirs sont disposés en batterie, ils doivent être positionnés à des hauteurs différentes.

 

 

Art. 13. - Dispositions relatives aux sorties.

 

Les sorties doivent pouvoir être aisément repérées, atteintes et utilisées par les personnes handicapées.

 

A cette fin, les sorties correspondant à un usage normal du bâtiment doivent respecter les dispositions

suivantes :

 

Chaque sortie doit être repérable de tout point où le public est admis, soit directement, soit par

l’intermédiaire d’une signalisation adaptée répondant aux exigences définies à l’annexe 3.

 

La signalisation indiquant la sortie ne doit présenter aucun risque de confusion avec le repérage des issues de

secours.

 

Art. 14. - Dispositions relatives à l’éclairage.

 

La qualité de l’éclairage, artificiel ou naturel, des circulations intérieures et extérieures doit être telle que

l’ensemble du cheminement est traité sans créer de gêne visuelle. Les parties du cheminement qui peuvent être

source de perte d’équilibre pour les personnes handicapées, les dispositifs d’accès et les informations fournies

par la signalétique font l’objet d’une qualité d’éclairage renforcée.

 

A cette fin, le dispositif d’éclairage artificiel doit répondre aux dispositions suivantes :

 

Il doit permettre d’assurer des valeurs d’éclairement mesurées au sol d’au moins :

 

– 20 lux en tout point du cheminement extérieur accessible ;


 

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– 200 lux au droit des postes d’accueil ;

– 100 lux en tout point des circulations intérieures horizontales ;

– 150 lux en tout point de chaque escalier et équipement mobile.

Lorsque la durée de fonctionnement d’un système d’éclairage est temporisée, l’extinction doit être

progressive. Dans le cas d’un fonctionnement par détection de présence, la détection doit couvrir l’ensemble de

l’espace concerné et deux zones de détection successives doivent obligatoirement se chevaucher.

 

La mise en oeuvre des points lumineux doit éviter tout effet d’éblouissement direct des usagers en position

« debout » comme « assis » ou de reflet sur la signalétique.

 

Art. 15. - Dispositions supplémentaires applicables à certains types d’établissements.

 

Les dispositions architecturales et les aménagements des établissements recevant du public ou installations

ouvertes au public et des équipements visés aux articles 16 à 19, en raison de leur spécificité, doivent en outre

satisfaire à des obligations supplémentaires définies par ces articles.

 

Art. 16. - Dispositions supplémentaires relatives aux établissements recevant du public assis.

 

I. - Tout établissement ou installation accueillant du public assis doit pouvoir recevoir des personnes

handicapées dans les mêmes conditions d’accès et d’utilisation que celles offertes aux personnes valides. A cet

effet, des emplacements accessibles par un cheminement praticable sont aménagés. Dans les restaurants ainsi

que dans les salles à usage polyvalent ne comportant pas d’aménagements spécifiques, ces emplacements

doivent pouvoir être dégagés lors de l’arrivée des personnes handicapées. Le nombre, les caractéristiques et la

disposition de ces emplacements est défini en fonction du nombre total de places offertes.

II. - Pour satisfaire aux exigences du I, les emplacements accessibles aux personnes en fauteuil roulant dans

les établissements et installations recevant du public assis doivent répondre aux dispositions suivantes :

1o Nombre :

 

Le nombre d’emplacements accessibles est d’au moins 2 jusqu’à 50 places et d’un emplacement

supplémentaire par tranche ou fraction de 50 places en sus. Au-delà de 1 000 places, le nombre

d’emplacements accessibles, qui ne saurait être inférieur à 20, est fixé par arrêté municipal.

 

2o Caractéristiques dimensionnelles :

 

Chaque emplacement accessible doit correspondre à un espace d’usage dont les caractéristiques

dimensionnelles sont définies à l’annexe 2.

 

Le cheminement d’accès à ces emplacements doit présenter les mêmes caractéristiques que les circulations

intérieures.

 

3o Répartition :

 

Lorsque plusieurs places s’imposent et que la nature des prestations offertes par l’établissement présente des

différences importantes selon l’endroit où le public est admis, les places adaptées doivent être réparties en

fonction des différentes catégories de places offertes au public.

 

Art. 17. - Dispositions supplémentaires relatives aux établissements comportant des locaux d’hébergement.

 

I. - Tout établissement disposant de locaux d’hébergement pour le public doit comporter des chambres

aménagées et accessibles de manière à pouvoir être occupées par des personnes handicapées.

Lorsque ces chambres comportent une salle d’eau, celle-ci doit être aménagée et accessible. Si ces chambres

ne comportent pas de salle d’eau et s’il existe au moins une salle d’eau d’étage, elle doit être aménagée et être

accessible de ces chambres par un cheminement praticable.

 

Lorsque ces chambres comportent un cabinet d’aisances, celui-ci doit être aménagé et accessible. Si ces

chambres ne comportent pas de cabinet d’aisances, un cabinet d’aisances indépendant et accessible de ces

chambres par un cheminement praticable doit être aménagé à cet étage.

 

II. - Pour satisfaire aux exigences du I, les établissements comportant des locaux d’hébergement pour le

public, notamment les établissements d’hébergement hôtelier ainsi que tous les établissements comportant des

locaux à sommeil, notamment les hôpitaux et les internats, doivent comporter des chambres adaptées aux

personnes en fauteuil roulant, répondant aux dispositions suivantes :

1o Nombre :

 

Le nombre minimal de chambres adaptées est défini de la façon suivante :

 

– 1 chambre si l’établissement ne comporte pas plus de 20 chambres ;

– 2 chambres si l’établissement ne compte pas plus de 50 chambres ;

– 1 chambre supplémentaire par tranche ou fraction de 50 chambres supplémentaire au-delà de 50 ;

– pour les établissements d’hébergement de personnes âgées ou de personnes présentant un handicap moteur,

l’ensemble des chambres ou logements, salles d’eau, douches et w.-c. doivent être adaptés.

Les chambres adaptées sont réparties entre les différents niveaux desservis par ascenseur.

 


 

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2o Caractéristiques dimensionnelles :

 

Une chambre adaptée doit comporter en dehors du débattement de porte éventuel et de l’emprise d’un lit de

1,40 m × 1,90 m:

 

– un espace libre d’au moins 1,50 m de diamètre ;

– un passage d’au moins 0,90 m sur les deux grands côtés du lit ;

– un passage d’au moins 1,20 m sur le petit côté libre du lit.

Dans les établissements où les règles d’occupation ne prévoient qu’une personne par chambre ou couchage,

le lit à prendre en compte est de dimensions 0,90 m × 1,90 m.

Lorsque le lit est fixé au sol, le plan de couchage doit être situé à une hauteur comprise entre 0,40 m et

0,50 m du sol.

 

Le cabinet de toilette intégré à la chambre ou l’une au moins des salles d’eau à usage collectif situées à

l’étage doit comporter :

 

– une douche accessible équipée de barres d’appui ;

– en dehors du débattement de porte et des équipements fixes, un espace de manoeuvre avec possibilité de

demi-tour dont les caractéristiques dimensionnelles sont définies à l’annexe 2.

Le cabinet d’aisances intégré à la chambre ou l’un au moins des cabinets d’aisances à usage collectif situés à

l’étage doit offrir dès la livraison, en dehors du débattement de porte, un espace d’usage tel que défini à

l’annexe 2, situé latéralement par rapport à la cuvette. Ce cabinet est équipé d’une barre d’appui latérale

permettant le transfert de la personne depuis le fauteuil vers la cuvette et réciproquement. La barre doit être

située à une hauteur comprise entre 0,70 m et 0,80 m. Sa fixation ainsi que le support doivent permettre à un

adulte de prendre appui de tout son poids.

 

III. - Toutes les chambres doivent répondre aux dispositions suivantes :

Une prise de courant au moins doit être située à proximité d’un lit et, pour les établissements disposant d’un

réseau de téléphonie interne, une prise téléphone doit être reliée à ce réseau.

Le numéro de chaque chambre figure en relief sur la porte.

 

Art. 18. - Dispositions supplémentaires relatives aux douches et cabines.

 

I. - Lorsqu’il y a lieu à déshabillage ou essayage en cabine, au moins une cabine doit être aménagée et

accessible par une cheminement praticable. Lorsqu’il existe des douches, au moins une douche doit être

aménagée et accessible par un cheminement praticable. Les cabines et les douches aménagées doivent être

installées au même emplacement que les autres cabines ou douches lorsque celles-ci sont regroupées. Lorsqu’il

existe des cabines ou des douches séparées pour chaque sexe, au moins une cabine ou une douche aménagée et

séparée pour chaque sexe doit être installée.

II. - Pour satisfaire aux exigences du I, les cabines aménagées dans les établissements et installations

comportant des douches, des cabines d’essayage, d’habillage ou de déshabillage, doivent respecter les

dispositions suivantes :

Les cabines aménagées doivent comporter en dehors du débattement de porte éventuel :

 

– un espace de manoeuvre avec possibilité de demi-tour dont les caractéristiques dimensionnelles sont

définies à l’annexe 2 ;

– un équipement permettant de s’asseoir et de disposer d’un appui en position « debout ».

Les douches aménagées doivent comporter en dehors du débattement de porte éventuel :

 

– un siphon de sol ;

– un équipement permettant de s’asseoir et de disposer d’un appui en position « debout » ;

– un espace d’usage situé latéralement par rapport à cet équipement ;

– des équipements accessibles en position « assis », notamment des patères, robinetterie, sèche-cheveux,

miroirs, dispositif de fermeture des portes.

Art. 19. - Dispositions supplémentaires relatives aux caisses de paiement disposées en batterie.

 

Lorsqu’il existe des caisses de paiement disposées en batterie, un nombre minimum de caisses, défini en

fonction du nombre total de caisses, doivent être aménagées, accessibles par un cheminement praticable et

l’une d’entre elles doit être prioritairement ouverte. Lorsque ces caisses sont localisées sur plusieurs niveaux,

ces obligations s’appliquent à chaque niveau.

 

Le nombre minimal de caisses adaptées est de une caisse par tranche de vingt, arrondi à l’unité supérieure.

 

Les caisses adaptées sont conçues et disposées de manière à permettre leur usage par une personne en

fauteuil roulant. Elles sont munies d’un affichage directement lisible par l’usager afin de permettre aux

personnes sourdes ou malentendantes de recevoir l’information sur le prix à payer.

 

Les caisses adaptées sont réparties de manière uniforme.

 


 

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Art. 20. - L’arrêté du 17 mai 2006 relatif aux caractéristiques techniques relatives à l’accessibilité aux

personnes handicapées lors de la construction ou de la création d’établissements recevant du public ou

d’installations ouvertes au public est abrogé.

 

Art. 21. - Le directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction et le directeur général de

l’action sociale sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au

Journal officiel de la République française.

 

Fait à Paris, le 1er août 2006.

 

Le ministre de l’emploi,

de la cohésion sociale et du logement,

 

Pour le ministre et par délégation :

 

Le directeur général

de l’urbanisme, de l’habitat

et de la construction,

 

 

A. LECOMTE

Le ministre de la santé et des solidarités,

 

Pour le ministre et par délégation :

 

Le directeur général

de l’action sociale,

 

 

J.-J. TRÉGOAT

 

Le ministre délégué à la sécurité sociale,

aux personnes âgées,

aux personnes handicapées

et à la famille,

 

 

Pour le ministre et par délégation :

 

Le directeur général

de l’action sociale,

 

J.-J. TRÉGOAT

 

ANNEXE 1

 

Gabarit d’encombrement du fauteuil roulant

 

Les exigences réglementaires sont établies sur la base d’un fauteuil roulant occupé dont les dimensions

d’encombrement sont de 0,75 m × 1,25 m.

 

ANNEXE 2

 

Besoins d’espaces libres de tout obstacle

 

Les personnes concernées par le handicap moteur (personnes en fauteuil roulant ou personnes avec des

cannes) ont besoin d’espaces libres de tout obstacle pour trois raisons principales :

 

– se reposer ;

– effectuer une manoeuvre ;

– utiliser un équipement ou un dispositif quelconque.

Ces espaces doivent être horizontaux au dévers près (2 %).

Caractéristiques dimensionnelles des différents espaces libres

 

TYPE D’ESPACE CARACTÉRISTIQUES

dimensionnelles

1. Palier de repos

Le palier de repos permet à une personne debout mais à mobilité réduite ou à une

personne en fauteuil roulant de se reprendre, de souffler.

Le palier de repos s’insère en intégralité dans le cheminement. Il

correspond à un espace rectangulaire de dimensions minimales 1,20 m

× 1,40 m.

2. Espace de manoeuvre

avec possibilité de demi-tour

L’espace de manoeuvre permet la manoeuvre du fauteuil roulant mais aussi d’une

personne avec une ou deux cannes.

Il permet de s’orienter différemment ou de faire demi-tour.

L’espace de manoeuvre reste lié au cheminement mais avec une exigence

de largeur correspondant à un . 1,50 m.

 


 

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TYPE D’ESPACE CARACTÉRISTIQUES

dimensionnelles

3. Espace de manoeuvre de porte

Qu’une porte soit située latéralement ou perpendiculairement à l’axe d’une

circulation commune, l’espace de manoeuvre nécessaire correspond à un

rectangle de même largeur que la circulation commune mais dont la longueur

varie selon qu’il faut pousser ou tirer la porte.

Cas particulier des sas d’isolement : ils ont pour fonction d’éviter la propagation

des effets d’un incendie provenant de locaux dangereux (parc de stationnement,

celliers et caves regroupés, etc.) au reste du bâtiment. Les deux portes s’ouvrent

à l’intérieur du sas : lorsqu’un usager handicapé franchit une porte un autre

usager doit pouvoir ouvrir l’autre porte.

Deux cas de figure :

– ouverture en poussant : la longueur minimum de l’espace de

manoeuvre de porte est de 1,70 m ;

– ouverture en tirant : la longueur minimum de l’espace de manoeuvre de

porte est de 2,20 m.

Sas d’isolement :

– à l’intérieur du sas, devant chaque porte, l’espace de manoeuvre

correspond à un espace rectangulaire d’au moins 1,20 m × 2,20 m ;

– à l’extérieur du sas, devant chaque porte, l’espace de manoeuvre

correspond à un espace rectangulaire d’au moins 1,20 m × 1,70 m.

4. Espace d’usage

L’espace d’usage permet le positionnement du fauteuil roulant ou d’une personne

avec une ou deux cannes pour utiliser un équipement ou un dispositif de

commande ou de service.

L’espace d’usage est situé à l’aplomb de l’équipement, du dispositif de

commande ou de service. Il correspond à un espace rectangulaire de

0,80 m × 1,30 m.

 

ANNEXE 3

 

Information et signalisation

 

Lorsque des informations permanentes sont fournies aux visiteurs par le moyen d’une signalisation visuelle

ou sonore, celles-ci doivent pouvoir être reçues et interprétées par un visiteur handicapé.

 

Les éléments d’information et de signalisation doivent être visibles et lisibles par tous les usagers. En outre,

les éléments de signalisation doivent être compréhensibles notamment par les personnes atteintes de déficience

mentale. Seules les informations fournies de façon permanente aux usagers sont concernées.

 

Visibilité Les informations doivent être regroupées.

Les supports d’information doivent répondre aux exigences suivantes :

– être contrastés par rapport à leur environnement immédiat ;

– permettre une vision et une lecture en position « debout » comme en position « assis » ;

– être choisis, positionnés et orientés de façon à éviter tout effet d’éblouissement, de reflet ou de contre-jour dû

à l’éclairage naturel ou artificiel ;

– s’ils sont situés à une hauteur inférieure à 2,20 m, permettre à une personne mal voyante de s’approcher à

moins de 1 m.

Lisibilité Les informations données sur ces supports doivent répondre aux exigences suivantes :

– être fortement contrastées par rapport au fond du support ;

– la hauteur des caractères d’écriture doit être proportionnée aux circonstances : elle dépend notamment de

l’importance de l’information délivrée, des dimensions du local et de la distance de lecture de référence fixée

par le maître d’ouvrage en fonction de ces éléments.

Lorsque les informations ne peuvent être fournies aux usagers sur un autre support, la hauteur des caractères

d’écriture ne peut en aucun cas être inférieure à :

– 15 mm pour les éléments de signalisation et d’information relatifs à l’orientation ;

– 4,5 mm sinon.

Compréhension La signalisation doit recourir autant que possible à des icônes ou à des pictogrammes.

Lorsqu’ils existent, le recours aux pictogrammes normalisés s’impose.

 


 

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